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Frère Jean-EL-Price est Chrétien, croyant de la Bible et du Message du temps de la fin. Il a pour vocation de prêcher le Christ, témoigner de la Vérité et impacter des vies.


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Jéhovah-Jiré : Dieu pourvoit-il encore aujourd’hui ?

Par   Jean-EL-Price    | Publié le 30/08/2026 à 13h47 |   10 min |

Il existe des moments où une question s’impose au cœur avec une force particulière : Dieu pourvoit-il encore aujourd’hui ?

Quand les ressources diminuent. Quand les portes semblent se fermer. Quand les besoins deviennent plus grands que nos possibilités. Quand nous avons prié sans encore voir la réponse. Dans ces moments-là, il devient facile de se demander si les promesses de Dieu sont toujours d’actualité pour nous, ici, maintenant.

Et pourtant, la Bible nous présente un Dieu qui n’a jamais cessé d’être fidèle. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Celui qui ouvrit la mer Rouge, qui fit tomber la manne dans le désert, qui soutint Élie au torrent de Kerith. Mais c’est sur la montagne de Morija qu’Il révéla l’un de Ses noms les plus précieux : Jéhovah-Jiré — l’Éternel pourvoira.

Une révélation née dans l’épreuve

Cette révélation n’est pas apparue dans le confort, mais au cœur d’une épreuve extrême.

Abraham avait attendu des années l’accomplissement d’une promesse. Isaac, le fils tant espéré, était enfin là. Puis Dieu lui demanda l’impensable : offrir ce fils bien-aimé en sacrifice.

Humainement, c’était une contradiction impossible à résoudre — Dieu avait promis qu’Isaac porterait Sa promesse, et voilà qu’Il demandait sa mort. Abraham aurait pu discuter, chercher à comprendre, exiger une explication.

Il se leva de bon matin et partit.

C’est ici que se révèle une vérité fondamentale sur la foi : elle n’a pas toujours besoin de connaître la méthode de Dieu pour obéir à Dieu. Abraham savait que Dieu avait parlé. Il ne savait pas encore comment Dieu allait résoudre la situation.

Arrivé sur la montagne, Isaac remarqua ce qui manquait :

« Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » — Genèse 22:7

La réponse d’Abraham reste l’une des plus grandes déclarations de foi de toute l’Écriture :

« Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste. » — Genèse 22:8

Abraham ne voyait pas encore l’agneau. Mais il croyait déjà à la provision. Il n’avait pas la réponse dans ses mains — il avait la promesse de Dieu dans son cœur.

Et au moment décisif, Dieu intervint. Un bélier, retenu par les cornes dans un buisson. Abraham donna alors à ce lieu un nom qui allait traverser les siècles : Jéhovah-Jiré.

La provision était là avant qu’Abraham ne la voie

Voici une vérité qui mérite qu’on s’y arrête : quand Abraham gravit la montagne, le bélier était déjà là. Il ne l’avait pas amené. Personne ne l’avait préparé sur place. Dieu l’avait déjà préparé.

Cela ne veut pas dire que Dieu nous montre toujours à l’avance ce qu’Il a préparé. Il arrive souvent, au contraire, qu’Il laisse Son enfant marcher jusqu’au bout de ses propres possibilités avant de manifester ce qu’Il tenait déjà en réserve.

Nous voulons voir la provision avant de faire le premier pas. Dieu nous demande parfois de faire le premier pas avant de voir la provision. C’est précisément ce qui rend la foi nécessaire — non pas prétendre n’avoir aucun problème, mais croire que notre problème n’est pas plus grand que notre Dieu.

Dieu voit avant nous. Il sait avant nous. Il prépare avant nous. Et Il pourvoit au moment qu’Il a choisi.

Jéhovah-Jiré ne signifie pas l’absence de manque

Il faut le dire clairement : proclamer que Dieu est Jéhovah-Jiré ne signifie pas que le croyant sera épargné de toute difficulté financière, de toute période de disette, de toute porte fermée.

L’apôtre Paul, qui a connu l’abondance et la faim, pouvait écrire :

« Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim. » — Philippiens 4:12

Et pourtant, quelques versets plus loin, il affirme avec assurance :

« Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. » — Philippiens 4:19

Paul ne promet pas que Dieu comblera tous nos désirs — il annonce que Dieu pourvoira à nos besoins. Il y a une différence entre nos désirs et nos besoins réels, entre ce que nous voulons recevoir immédiatement et ce que Dieu sait nécessaire à notre marche. Jéhovah-Jiré n’est pas une formule pour satisfaire notre convoitise ; c’est la révélation d’un Père qui connaît les besoins de Ses enfants et qui reste fidèle à Son dessein.

Jésus-Christ, la provision suprême

Il faut aller plus loin que la provision matérielle. Car la plus grande provision de Dieu ne fut ni argent, ni nourriture, ni logement.

La plus grande provision de Dieu fut Jésus-Christ.

Sur Morija, Abraham avait prononcé ces mots prophétiques : « Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau. » Des siècles plus tard, Jean-Baptiste, voyant Jésus, s’écria :

« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » — Jean 1:29

Ce que Morija annonçait en figure trouvait son accomplissement en Christ. L’humanité avait un problème qu’elle ne pouvait résoudre par elle-même — le péché avait créé une séparation infranchissable entre l’homme et Dieu. Là où l’homme n’avait aucune solution, Dieu avait déjà préparé l’Agneau.

« Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » — Romains 8:32

Si Dieu a déjà donné ce qu’Il avait de plus précieux, notre confiance ne repose pas sur la quantité de nos ressources, mais sur le caractère de Celui qui nous a sauvés.

Vivre libre de l’inquiétude

Dans Matthieu 6, Jésus parle directement des besoins quotidiens — nourriture, boisson, vêtement — en attirant l’attention sur les oiseaux du ciel :

« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent… et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » — Matthieu 6:26

Jésus n’enseigne pas la passivité — Il enseigne à ne pas laisser l’inquiétude devenir notre maître.

  • L’inquiétude demande : « Et si Dieu ne pourvoyait pas ? » La foi répond : « Mon Père sait de quoi j’ai besoin. »
  • L’inquiétude regarde le compte bancaire. La foi regarde le Dieu qui possède toutes choses.
  • L’inquiétude mesure les ressources disponibles. La foi mesure la grandeur de Celui qui pourvoit.

C’est pourquoi Jésus conclut par cette priorité :

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » — Matthieu 6:33

Comment Dieu pourvoit-Il concrètement, aujourd’hui ?

Sa provision prend des formes variées :

  • Parfois un miracle extraordinaire ;
  • parfois une personne placée sur notre chemin au bon moment ;
  • parfois une porte professionnelle, une idée, une capacité, une opportunité ;
  • parfois la sagesse pour gérer correctement ce que nous avons déjà ;
  • et parfois, Sa provision ne consiste pas à enlever le problème, mais à nous donner la grâce de le traverser.

Paul supplia trois fois que son « écharde dans la chair » lui soit retirée. Dieu lui répondit autrement :

« Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » — 2 Corinthiens 12:9

Cela aussi, c’est Jéhovah-Jiré. La grâce suffisante est une provision. La force pour continuer est une provision. La paix au milieu de la tempête est une provision.

La foi n’exempte pas de la responsabilité

Croire en Jéhovah-Jiré ne signifie pas attendre les bras croisés. Abraham a dû se lever, voyager, préparer le bois, gravir la montagne. La foi biblique n’est jamais une excuse pour l’inaction.

Si nous demandons à Dieu de pourvoir, nous devons aussi faire notre part avec fidélité — travailler, gérer sagement nos ressources, saisir les opportunités qu’Il place devant nous.

Nous travaillons comme si tout dépendait de notre fidélité, tout en faisant confiance à Dieu comme si tout dépendait de Lui.

Quand la provision tarde

C’est là, sans doute, que la foi est le plus éprouvée. Il est facile de dire « Jéhovah-Jiré » quand la réponse est déjà entre nos mains. La vraie foi se manifeste quand nous sommes encore sur le chemin de Morija — quand nous pouvons dire « Dieu se pourvoira » alors même que nous ne voyons encore rien.

Peut-être traversez-vous aujourd’hui une saison semblable : un besoin financier, une porte que vous cherchez, une guérison que vous attendez, une réponse qui tarde. Le fait que vous ne voyiez pas encore la provision ne signifie pas que Dieu n’a rien préparé.

Le bélier n’était pas visible lorsque Abraham commença son ascension. Il était pourtant déjà là, au moment que Dieu avait fixé. Il y a une différence entre l’absence de manifestation et l’absence de provision. Nous ne voyons qu’une partie du chemin. Dieu voit le chemin tout entier.

Une invitation à faire confiance

Alors, Dieu pourvoit-Il encore aujourd’hui ? Oui.

Il demeure le même Dieu. Sa puissance n’a pas diminué. Sa fidélité n’a pas changé. Son bras n’est pas devenu trop court.

Jéhovah-Jiré n’est pas la promesse que nous n’aurons jamais de problèmes — c’est la certitude que nous ne sommes jamais abandonnés dans nos problèmes. Ce n’est pas la garantie d’obtenir tout ce que nous demandons — c’est la confiance que Dieu sait ce qui est réellement nécessaire à l’accomplissement de Son dessein. Ce n’est pas un appel à poursuivre les richesses — c’est un appel à rechercher premièrement Son Royaume.

Regarde encore vers la montagne

Peut-être que vous ne voyez pas encore votre « bélier ». Peut-être que la réponse n’est pas encore entre vos mains. Peut-être que les circonstances vous disent que tout est terminé.

Souvenez-vous d’Abraham. Il monta avec une promesse. Il marcha avec une foi. Il arriva devant une impossibilité — et Dieu intervint. La montagne qui semblait être le lieu de la perte devint le lieu de la révélation. Morija devint Jéhovah-Jiré.

Votre montagne actuelle n’est peut-être pas la fin de votre histoire — elle pourrait devenir le lieu où vous découvrirez une nouvelle dimension de la fidélité de Dieu.

Ne laissez pas le manque vous faire oublier Celui qui possède toutes choses. Ne laissez pas le retard de la réponse détruire votre confiance. Ne laissez pas une porte fermée vous convaincre que Dieu n’a plus de porte à ouvrir.

Continuez à croire. Continuez à prier. Continuez à marcher. Continuez à chercher premièrement le Royaume de Dieu.

« À la montagne de l’Éternel il sera pourvu. » — Genèse 22:14

Jéhovah-Jiré est mon Dieu. Il connaît mon besoin. Il connaît mon chemin. Il connaît mon lendemain. Et au temps convenable, Il pourvoira.

L’Éternel pourvoira.

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