Tu ne peux pas guérir dans le même environnement qui t’a brisé. Parfois, la bénédiction commence par un départ.

Frère Jean-EL-PriceAu quotidienMéditation du jourTu ne peux pas guérir dans le même environnement qui t’a brisé. Parfois, la bénédiction commence par un départ.

Dieu est un Dieu de restauration, mais Il est aussi un Dieu de séparation. Dès les Écritures, nous voyons que la guérison, la croissance et l’accomplissement divin commencent souvent par un déplacement. « Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur » (2 Corinthiens 6:17). Rester dans un environnement qui a nourri la douleur, la peur ou la désobéissance, c’est retarder l’œuvre de guérison que Dieu veut accomplir.

La Bible nous enseigne qu’Abraham n’a pas été béni tant qu’il n’a pas quitté son pays, sa parenté et la maison de son père (Genèse 12:1). La promesse existait déjà, mais elle était liée à un départ. Dieu ne guérit pas toujours en changeant les circonstances autour de toi ; parfois, Il guérit en te faisant sortir de ces circonstances. Ce qui t’a brisé hier ne peut pas être le lieu de ta restauration aujourd’hui.

Vous ne pouvez pas avancer avec Dieu tout en restant attaché à ce qui vous retient en arrière. Dans le Message de l’heure, le Prophète Branham enseigne que Dieu appelle toujours à une séparation avant une manifestation. Lot devait quitter Sodome, Moïse devait quitter l’Égypte, et l’Église doit quitter le système du monde pour marcher dans la plénitude de la Parole.

Guérir, c’est aussi accepter de perdre certaines choses : des relations, des habitudes, des environnements, parfois même une identité construite dans la souffrance. Jésus dit clairement : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le » (Matthieu 5:29). Il ne s’agit pas de violence physique, mais d’une vérité spirituelle : ce qui nourrit la blessure doit être coupé, même si cela fait mal au moment de la séparation.

La foi est toujours prête à quitter ce qu’elle connaît pour entrer dans ce que Dieu a promis. Beaucoup veulent la guérison sans la transition, la bénédiction sans le changement, la paix sans le départ. Pourtant, Dieu ne verse pas du vin nouveau dans de vieilles outres (Matthieu 9:17). Un nouvel environnement spirituel est souvent nécessaire pour contenir une nouvelle vie.

Parfois, le départ n’est pas géographique, mais intérieur : quitter une mentalité, une influence, une voix qui t’a façonné dans la douleur. Dieu dit à Élie : « Sors, et tiens-toi sur la montagne devant l’Éternel » (1 Rois 19:11). Élie ne pouvait entendre la voix douce et subtile tant qu’il restait enfermé dans la caverne de sa peur.

Ne crains donc pas le départ que Dieu te demande. Ce n’est pas une perte, c’est une transition. La bénédiction commence souvent là où l’attachement se termine. Quand tu obéis à l’appel de sortir, Dieu prend la responsabilité de guérir, de restaurer et de repositionner. Là où tu pensais mourir, Dieu préparait un nouveau commencement.

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